Présentation des bases de la médiumnité et des outils pour la développer

Explorer son intuition et sa sensibilité dans un cadre conscient et ouvert

Certaines personnes ont toujours accordé beaucoup de place à leur intuition. Elles disent parfois avoir un pressentiment très précis, penser soudainement à quelqu’un avant de recevoir de ses nouvelles, ressentir fortement l’atmosphère d’un lieu ou avoir l’impression qu’une information leur vient sans qu’elles sachent réellement expliquer pourquoi.

D’autres personnes ne se reconnaissent absolument pas dans ce type d’expérience, mais sont simplement curieuses de comprendre ce que recouvrent des mots comme intuition, médiumnité ou perception subtile.

C’est dans cet esprit que j’ai souhaité intégrer une présentation des bases de la médiumnité au troisième module du Parcours Arc En Ciel.

Cette étape est proposée avec Kathy et s’inscrit dans une partie du parcours davantage tournée vers l’intuition, la spiritualité et la dimension transpersonnelle.

Je ne souhaite pas demander aux participants de croire à quelque chose avant de commencer. Je préfère que chacun puisse découvrir un cadre, expérimenter différents outils, observer ce qui se passe pour lui et conserver suffisamment de recul pour faire la différence entre une sensation, une intuition, une interprétation et une certitude.

La médiumnité est abordée ici comme un champ d’exploration spirituelle et personnelle, et non comme un outil permettant d’établir une vérité incontestable sur soi, sur une autre personne ou sur l’avenir.

Que signifie la médiumnité ?

Dans les traditions spiritualistes et dans de nombreuses approches contemporaines, le mot médiumnité est utilisé pour parler d’expériences au cours desquelles une personne estime percevoir des informations, des présences ou des impressions qu’elle ne relie pas directement à ses cinq sens habituels.

La manière de comprendre ces expériences dépend ensuite énormément de chacun.

Une personne pourra leur donner une interprétation spirituelle. Une autre préférera parler d’intuition, de sensibilité ou d’imaginaire. Une autre encore restera simplement curieuse sans éprouver le besoin de déterminer immédiatement ce qu’elle pense de leur origine.

Je trouve cette liberté importante.

Lorsque nous entrons dans des domaines aussi personnels que la spiritualité et la conscience, vouloir apporter trop rapidement une explication définitive peut nous éloigner de l’expérience elle-même.

Nous pouvons commencer par quelque chose de beaucoup plus simple : qu’est-ce que je perçois réellement et qu’est-ce que j’ajoute ensuite à cette perception ?

Cette distinction accompagnera toute l’initiation.

Médiumnité et intuition ne sont pas exactement la même chose

Nous utilisons souvent les deux termes de manière assez proche, alors qu’ils ne désignent pas nécessairement la même expérience.

L’intuition fait partie de notre vie quotidienne. Nous pouvons parfois sentir qu’une situation mérite notre attention avant même d’avoir identifié consciemment tous les éléments qui nous ont conduit à cette impression. Notre expérience, notre observation et de nombreux signaux subtils peuvent participer à ce que nous appelons intuitivement un « ressenti ».

La médiumnité appartient à un cadre plus spécifiquement spirituel. Elle suppose généralement que certaines impressions puissent être comprises comme provenant d’une réalité qui dépasse l’expérience ordinaire de la personne.

Dans l’atelier, nous n’avons pas besoin de confondre immédiatement les deux.

Au contraire, apprendre à développer son intuition demande aussi d’accepter que toutes nos impressions ne soient pas forcément médiumniques.

Cette nuance contribue au discernement.

Pourquoi commencer par l’intuition ?

Avant de chercher une expérience extraordinaire, il me semble beaucoup plus intéressant d’apprendre à reconnaître la manière dont notre propre sensibilité fonctionne.

Nous sommes continuellement traversés par des sensations, des pensées, des images et des émotions.

Certaines attirent immédiatement notre attention tandis que d’autres passent presque inaperçues.

Lorsque nous ralentissons, nous pouvons commencer à observer cette vie intérieure avec beaucoup plus de précision.

Une image est-elle apparue spontanément ou étais-je déjà en train d’y penser ?

Cette impression est-elle immédiate ou arrive-t-elle après plusieurs minutes de réflexion ?

Est-ce que je ressens quelque chose dans le corps ?

Est-ce une intuition ou est-ce que j’espère simplement obtenir une certaine réponse ?

Ces questions ne sont pas là pour casser l’expérience.

Elles permettent au contraire de développer une intuition plus consciente.

Apprendre à écouter sans tout interpréter

Lorsque nous commençons à porter beaucoup d’attention à nos ressentis, il peut être tentant de donner immédiatement une signification à tout ce qui apparaît.

Un frisson devient un signe.

Une pensée devient un message.

Une coïncidence devient une certitude.

Je préfère que nous apprenions à laisser un peu d’espace entre l’expérience et son interprétation.

Nous pouvons remarquer quelque chose sans être obligés de savoir immédiatement ce que cela signifie.

Cette attitude permet de conserver de la curiosité tout en évitant de transformer chaque événement du quotidien en message à déchiffrer.

Elle permet aussi de rester beaucoup plus libre.

Une intuition peut être intéressante sans devoir automatiquement devenir une vérité.

Développer son attention intérieure

Le travail commencé dans les premiers modules du Parcours Arc En Ciel devient particulièrement utile ici.

La méditation nous apprend à observer nos pensées.

L’approche psychocorporelle nous apprend à remarquer davantage les sensations.

L’hypnose nous permet d’explorer autrement l’imaginaire et l’expérience intérieure.

Le Qi Gong, le yoga et les autres pratiques corporelles renforcent notre capacité à revenir au corps et à la présence.

Lorsque nous abordons ensuite l’intuition ou la médiumnité, nous disposons déjà de repères.

Nous savons davantage ce que signifie observer sans immédiatement réagir.

Cette progression me paraît essentielle parce qu’une sensibilité intérieure ne se développe pas uniquement en cherchant à recevoir davantage d’informations. Elle se développe aussi en apprenant à mieux reconnaître ce qui vient de soi.

Les perceptions peuvent prendre différentes formes

Tout le monde n’expérimente pas son intuition de la même façon.

Chez certaines personnes, elle passe surtout par une sensation corporelle. Elles ressentent immédiatement qu’une situation leur paraît confortable ou, au contraire, qu’elle mérite davantage de prudence.

D’autres fonctionnent beaucoup par images et remarquent qu’une représentation apparaît spontanément dans leur esprit.

Chez d’autres encore, il s’agit davantage d’une pensée très rapide ou d’une impression globale difficile à expliquer.

Il n’est pas utile de chercher à reproduire l’expérience de quelqu’un d’autre.

L’intérêt de l’atelier est justement d’apprendre à reconnaître votre propre manière de percevoir.

Cela demande parfois plus de patience que prévu, parce que les expériences les plus subtiles sont souvent moins spectaculaires que ce que l’on imaginait.

L’imaginaire n’est pas l’ennemi de l’intuition

L’une des premières inquiétudes lorsque l’on découvre ce type de pratique est souvent : « Et si j’inventais tout ? »

C’est une bonne question.

Notre imagination est extrêmement active. Elle produit des images, des associations et des scénarios en permanence.

Chercher à supprimer complètement l’imaginaire serait donc assez illusoire.

L’apprentissage consiste davantage à devenir familier avec son propre fonctionnement intérieur.

Plus nous connaissons notre manière habituelle de penser, d’imaginer et d’anticiper, plus nous pouvons remarquer lorsqu’une impression arrive d’une manière différente.

Cela ne permet pas nécessairement d’en déterminer l’origine avec certitude.

Mais cela permet de développer une observation beaucoup plus fine.

Les cartes comme support d’intuition

Kathy proposera notamment des exercices autour des cartes.

Les cartes peuvent être utilisées de nombreuses manières et il n’est pas nécessaire de les considérer comme un système capable de prédire l’avenir pour qu’elles deviennent intéressantes.

Une image peut servir de support à l’imaginaire.

Un symbole peut faire apparaître une association.

Une carte peut nous amener à regarder une situation depuis un angle auquel nous n’avions pas pensé.

Dans un exercice d’intuition, il peut également être intéressant d’observer ce qui apparaît avant même de chercher la signification traditionnelle d’une carte.

Quelle partie de l’image attire immédiatement mon attention ?

Quelle émotion apparaît ?

À quoi cette scène me fait-elle penser ?

Qu’est-ce qui me vient spontanément avant que je commence à analyser ?

Les cartes deviennent alors un support permettant d’exercer notre capacité d’observation et d’explorer notre propre langage symbolique.

Le pendule

Le pendule fait également partie des outils qui peuvent être présentés avec Kathy.

Il est utilisé depuis longtemps dans différentes pratiques de radiesthésie et d’exploration intuitive.

Je préfère néanmoins qu’il soit découvert avec une règle importante : un pendule ne doit pas devenir une autorité à laquelle nous confions nos décisions.

Notre corps produit constamment de très petits mouvements involontaires. Lorsque nous tenons un pendule, ceux-ci peuvent être suffisamment fins pour créer une oscillation visible.

Cela ne retire pas nécessairement tout intérêt à l’expérience.

Au contraire, le pendule peut devenir un support intéressant pour observer la relation entre intention, attente, concentration et mouvement.

Dans une démarche spirituelle, certaines personnes lui donneront également une autre signification.

Chacun reste libre de son interprétation, mais il est essentiel de conserver son jugement et sa responsabilité personnelle.

Un outil ne décide jamais à notre place

Cette idée me paraît suffisamment importante pour lui consacrer un espace à part entière.

Une carte, un pendule, une intuition ou une impression médiumnique ne devrait jamais vous retirer votre capacité à décider.

Ces outils ne doivent pas devenir une manière de demander quotidiennement :

« Dois-je faire ceci ? »

« Dois-je quitter cette personne ? »

« Dois-je accepter ce traitement ? »

« Est-ce que quelque chose de grave va arriver ? »

Plus une décision possède des conséquences importantes sur la santé, les relations, les finances ou la vie personnelle, plus elle mérite d’être prise à partir d’informations réelles et d’une réflexion consciente.

L’intuition peut participer à cette réflexion.

Elle ne doit pas remplacer tout le reste.

Développer sa sensibilité ne signifie pas abandonner son libre arbitre.

Le discernement fait partie de la pratique

J’accorde autant d’importance au discernement qu’à l’ouverture.

Il est facile de devenir impressionné par quelqu’un qui affirme ressentir énormément de choses.

Mais une parole formulée avec beaucoup d’assurance n’est pas nécessairement plus juste qu’une impression exprimée avec prudence.

Dans les exercices, il est donc intéressant d’apprendre à dire :

« J’ai cette impression » plutôt que « Je sais que c’est vrai ».

« Cette image me vient » plutôt que « Cela va arriver ».

« Je ressens cela » plutôt que « Voilà ce que tu es ».

Le vocabulaire peut sembler être un détail, mais il change profondément la relation à l’autre.

Il laisse de la place à l’incertitude et préserve la liberté de chacun.

La médiumnité ne doit pas devenir une lecture psychologique sauvage

Lorsque l’on accompagne une autre personne dans un exercice intuitif, certaines limites sont particulièrement importantes.

Il ne s’agit pas d’utiliser une impression pour annoncer à quelqu’un qu’il possède un traumatisme caché, qu’une personne de son entourage lui ment ou qu’un événement grave va se produire.

Nous devons pouvoir distinguer une expérience intuitive d’une interprétation psychologique.

La même prudence s’applique à la santé.

Une perception médiumnique ou énergétique ne constitue pas un diagnostic et ne doit jamais conduire à interrompre un traitement ou à retarder une consultation médicale.

Plus nous travaillons avec des domaines subjectifs, plus le cadre doit rester clair.

Explorer la notion d’âme

Avec Kathy, le troisième module ouvre également une réflexion autour de la notion d’âme.

Le mot peut avoir une signification très différente selon les personnes.

Pour certains, il désigne une réalité spirituelle profonde.

Pour d’autres, il représente davantage une manière symbolique de parler de ce qu’il y a de plus intime dans notre identité, notre histoire et notre rapport au sens.

Je pense qu’il est possible de laisser cette notion ouverte.

L’objectif n’est pas de donner une définition obligatoire de l’âme mais d’utiliser ce thème pour questionner notre manière de comprendre notre parcours intérieur.

Qu’est-ce qui donne du sens à ma vie ?

Quelles expériences semblent m’avoir profondément construit ?

Qu’est-ce que je répète ?

Qu’est-ce que je cherche à transformer ?

La dimension spirituelle devient alors une manière supplémentaire d’explorer ces questions.

Les blessures de l’âme

Kathy abordera également ce qui est décrit, dans son approche, comme les blessures de l’âme.

Il peut s’agir de thèmes comme le rejet, l’abandon, l’humiliation, la trahison, l’injustice, la non-reconnaissance, la maltraitance, la dévalorisation ou la privation.

Ces mots touchent à des expériences humaines qui peuvent avoir une profondeur considérable.

Il me paraît toutefois important de ne pas les transformer en diagnostic spirituel.

Une personne qui éprouve une peur de l’abandon possède une histoire particulière. Elle ne peut pas être résumée à une catégorie.

Dans le Parcours Arc En Ciel, ces notions peuvent devenir des thèmes de réflexion et d’introspection que nous mettons ensuite en relation avec l’histoire réelle, les émotions, le corps et, lorsque cela est nécessaire, le travail psychothérapeutique.

Karma et dharma

Les notions de karma et de dharma appartiennent à des traditions philosophiques et spirituelles anciennes et possèdent des significations beaucoup plus riches que les usages très simplifiés que l’on rencontre parfois aujourd’hui.

Dans l’approche proposée avec Kathy, elles pourront servir de supports pour réfléchir à notre trajectoire, à nos choix, aux répétitions que nous observons et à la manière dont nous cherchons à donner du sens à notre existence.

Chacun reste libre de les comprendre selon sa propre sensibilité.

Je préfère les présenter comme des cadres spirituels d’exploration plutôt que comme des explications certaines de tout ce qui nous arrive.

Une difficulté ne doit pas être utilisée pour culpabiliser une personne en lui faisant croire qu’elle l’aurait nécessairement « méritée » ou provoquée par un karma particulier.

La spiritualité doit pouvoir ouvrir une réflexion, pas ajouter de la culpabilité à la souffrance.

Les liens d’âme et les relations

Certaines approches spirituelles utilisent également des notions comme les liens d’âme pour parler de relations qui semblent particulièrement importantes ou transformatrices.

Ces concepts peuvent être très parlants pour certaines personnes.

Ils peuvent toutefois devenir problématiques lorsqu’ils sont utilisés pour justifier le maintien d’une relation qui fait réellement souffrir.

Une relation intense n’est pas nécessairement une relation saine.

L’impression d’avoir un lien spirituel avec quelqu’un ne doit jamais obliger à accepter la violence, la manipulation, le mépris ou l’absence de limites.

Cette distinction rejoint l’un des thèmes que Kathy pourra explorer autour des schémas relationnels et du chemin personnel.

La spiritualité ne doit pas nous éloigner de la réalité de ce que nous vivons avec les autres.

Les schémas relationnels qui se répètent

Nous pouvons parfois observer que certaines dynamiques reviennent dans plusieurs relations.

Nous choisissons des personnes différentes mais nous retrouvons une sensation familière.

Nous avons peur d’être abandonnés.

Nous nous adaptons énormément pour être aimés.

Nous avons du mal à dire non.

Nous recherchons continuellement la reconnaissance.

Ces répétitions peuvent être explorées de plusieurs manières.

La psychologie apporte ses propres repères.

L’approche psychocorporelle permet d’observer ce qu’elles provoquent dans le corps.

Une lecture spirituelle peut parfois ajouter une dimension de sens.

Je trouve intéressant de pouvoir faire dialoguer ces regards sans demander à l’un d’entre eux d’expliquer à lui seul toute la personne.

Le pardon sans obligation d’oublier

La notion de pardon apparaît souvent dans les démarches spirituelles.

Elle mérite pourtant beaucoup de nuance.

Pardonner ne signifie pas nier ce qui s’est passé.

Cela ne signifie pas excuser un comportement destructeur.

Et cela ne signifie surtout pas être obligé de maintenir une personne dans sa vie.

Pour certains, le pardon peut devenir progressivement une manière de ne plus laisser une expérience passée occuper toute la place.

Pour d’autres, ce mot ne correspondra pas du tout à leur cheminement.

Il n’existe pas un devoir spirituel de pardonner.

L’important est de pouvoir avancer sans ajouter une nouvelle obligation à ce qui a déjà été vécu.

L’estime de soi au cœur du cheminement

Plus nous développons notre intuition, plus il devient important de développer également la confiance que nous accordons à notre propre jugement.

Cette confiance ne signifie pas croire aveuglément toutes nos impressions.

Elle signifie pouvoir nous écouter tout en conservant la capacité de nous questionner.

L’estime de soi permet aussi de poser davantage de limites.

Une personne qui apprend à reconnaître ce qu’elle ressent peut progressivement devenir plus capable de dire qu’une situation ne lui convient pas, qu’une relation lui fait du mal ou qu’une proposition ne correspond pas à ce qu’elle souhaite.

Dans ce sens, le développement intérieur ne consiste pas à devenir plus dépendant d’un guide, d’un praticien ou d’un outil.

Il devrait au contraire participer à une plus grande autonomie.

Le lien entre le corps et la spiritualité

Même dans cette partie très transpersonnelle du parcours, je souhaite conserver le corps comme repère.

Une expérience spirituelle ne se déroule pas quelque part en dehors de nous.

Nous continuons à respirer.

Nous ressentons.

Notre corps réagit.

Une impression intuitive peut s’accompagner d’une sensation.

Une pratique méditative peut modifier notre perception du corps.

Une émotion peut apparaître pendant un exercice avec les cartes.

Revenir régulièrement aux sensations permet de ne pas se perdre uniquement dans les interprétations.

C’est aussi ce qui relie ce troisième module à tout le travail psychocorporel réalisé auparavant.

Et la communication avec les défunts ?

Pour beaucoup de personnes, c’est cette dimension qui vient immédiatement à l’esprit lorsque l’on prononce le mot « médiumnité ».

Certaines personnes décrivent effectivement des expériences qu’elles interprètent comme des contacts avec une personne décédée ou une présence spirituelle.

Je souhaite accueillir ces récits avec respect, sans affirmer à la place de la personne ce qu’ils prouvent ou ne prouvent pas.

Une expérience peut être extrêmement forte et avoir une grande valeur personnelle.

Cela ne signifie pas que nous devons automatiquement pouvoir démontrer son origine.

Cette position permet d’accueillir la dimension spirituelle sans transformer le Centre Arc En Ciel en lieu où des affirmations extraordinaires seraient présentées comme des certitudes.

L’intuition ne doit pas créer de peur

Une pratique spirituelle qui développe continuellement la peur mérite d’être questionnée.

Si une personne commence à interpréter chaque événement comme une menace, à rechercher des signes en permanence ou à perdre confiance dans sa capacité à prendre des décisions sans consulter un outil, il est important de revenir vers davantage d’ancrage.

La démarche proposée au Centre Arc En Ciel cherche au contraire à développer de l’autonomie.

Une pratique doit pouvoir enrichir votre vie.

Elle ne devrait pas progressivement la diriger à votre place.

Lorsque certaines expériences deviennent envahissantes

Il existe une différence entre explorer son intuition dans un atelier et vivre des perceptions qui deviennent difficiles à contrôler ou qui provoquent une véritable souffrance.

Si des voix, des visions ou des impressions deviennent très fréquentes, effrayantes, perturbent le sommeil, les relations ou le quotidien, elles méritent d’être prises au sérieux.

Il n’est pas nécessaire de choisir immédiatement entre une interprétation spirituelle et une interprétation médicale.

La priorité est d’abord de prendre soin de la personne et de ne pas laisser une expérience déstabilisante s’installer sans soutien.

Un accompagnement médical ou psychologique peut alors être nécessaire, indépendamment du sens spirituel que la personne donne à ce qu’elle vit.

Peut-on réellement « développer » sa médiumnité ?

Je préfère être prudente avec cette formulation.

Ce que nous pouvons certainement travailler au cours d’une initiation, c’est notre attention, notre capacité d’observation, notre écoute intérieure, notre rapport à l’imaginaire et notre discernement.

Certaines personnes interpréteront ensuite l’évolution de leurs perceptions comme le développement d’une sensibilité médiumnique.

D’autres parleront simplement d’une intuition plus fine.

Il n’est pas nécessaire que tout le monde arrive à la même conclusion.

Ce qui compte est de découvrir ce qui se passe réellement pour soi.

Comment peut se dérouler une initiation avec Kathy ?

L’atelier commence par poser un cadre autour de la médiumnité et de l’intuition.

Il est important de pouvoir parler de ces notions avant de vouloir immédiatement les mettre en pratique.

Kathy pourra ensuite proposer différentes expériences destinées à porter davantage attention aux impressions spontanées et à la sensibilité personnelle.

Les cartes et le pendule pourront notamment servir de supports à certains exercices.

Le travail pourra également ouvrir une réflexion plus large autour de la manière dont Kathy aborde l’âme, les blessures intérieures, les liens relationnels, le karma et le dharma, le pardon et l’estime de soi.

Il ne s’agit pas d’accumuler des concepts spirituels.

L’intérêt est plutôt de voir comment ils peuvent entrer en résonance avec les questions que chacun porte déjà.

Un temps de retour et d’échange permet enfin de remettre les expériences dans leur contexte et d’éviter de repartir avec des interprétations trop rapides.

Dois-je déjà avoir vécu des expériences médiumniques ?

Non. Cette proposition est justement pensée comme une présentation des bases et une exploration de l’intuition.

Vais-je apprendre à communiquer avec les défunts ?

La médiumnité peut inclure cette dimension dans certains cadres spirituels, mais l’atelier commence plus largement par l’intuition, la perception et le discernement. Il ne peut pas garantir qu’une personne vivra une expérience particulière.

Est-ce que tout le monde peut devenir médium ?

Je préfère ne pas présenter les choses de cette manière. Chacun peut développer davantage d’attention à son expérience intérieure, mais les perceptions et les interprétations varient considérablement d’une personne à l’autre.

Quels outils seront utilisés ?

Kathy pourra notamment proposer des exercices autour des cartes et du pendule, ainsi que différents temps consacrés au développement de l’intuition.

Vais-je apprendre à prédire l’avenir ?

Ce n’est pas l’objectif de la démarche. Les outils sont principalement utilisés comme supports d’exploration intuitive et symbolique, sans prétendre fournir une connaissance certaine de l’avenir.

Dois-je avoir une croyance spirituelle ?

Non. Vous pouvez venir avec vos croyances, vos interrogations ou simplement votre curiosité.

Qu’est-ce qu’une blessure de l’âme ?

Il s’agit d’un vocabulaire spirituel utilisé pour explorer certaines expériences profondes comme le rejet, l’abandon, l’humiliation ou la trahison. Ces catégories ne constituent pas des diagnostics psychologiques.

Le karma explique-t-il tout ce qui nous arrive ?

Non. Le karma peut être abordé comme une notion spirituelle et philosophique, mais il ne doit pas devenir une manière de culpabiliser une personne ou de justifier sa souffrance.

Dois-je suivre ce que me dit un pendule ou un tirage de cartes ?

Non. Aucun outil ne doit remplacer votre libre arbitre, les faits disponibles ou les conseils de professionnels compétents lorsqu’une décision importante doit être prise.

Que faire si mes perceptions deviennent angoissantes ?

Une pratique spirituelle ne doit pas empêcher de demander de l’aide. Lorsque des perceptions deviennent envahissantes, effrayantes ou commencent à perturber fortement le quotidien, un avis médical ou psychologique est approprié.

Une pratique qui invite à ralentir

Beaucoup d’expériences corporelles sont aujourd’hui orientées vers un objectif.

Courir plus vite. Être plus souple. Perdre du poids. Améliorer une performance.

Le tantra peut proposer une logique différente.

Le corps ne devient pas un outil à optimiser.

Il devient un espace à rencontrer.

Nous pouvons alors nous demander :

Qu’est-ce que je ressens ?

Comment est-ce que je respire ?

Puis-je être présent sans devoir immédiatement obtenir quelque chose ?

Cette simplicité peut constituer une expérience nouvelle.

Découvrir les bases de la médiumnité au Centre Arc En Ciel

Être curieux de ce que l’on ressent sans renoncer à son discernement

Explorer son intuition peut nous apprendre autant sur notre manière de percevoir que sur notre manière d’interpréter.

Parfois, une impression nous surprend.

Parfois, une carte fait émerger une réflexion à laquelle nous n’avions jamais pensé.

Parfois, nous ne ressentons rien de particulier.

Toutes ces expériences ont le droit d’exister.

Avec Kathy, cette initiation permet d’ouvrir un espace consacré à l’intuition et à la dimension spirituelle tout en conservant quelque chose qui reste essentiel tout au long du Parcours Arc En Ciel : la liberté de questionner, de ressentir, de comprendre et de choisir par soi-même.